Olivia Hainaut

 

Olivia Hainaut

 

Son prénom vaut tous les passeports - un présage de paix, une légèreté intuitive, une élégance innée. Elle a la grâce, Olivia Hainaut, ses créations et sa boutique-atelier aussi.

 

Au mur, à portée de regard, un patchwork de photos inspirantes. Romy Schneider, Yves Saint Laurent, Carla Bruni qui clope, la taille d’une inconnue, en noir et blanc, les clichés de ses créations simplement siglées Olivia Hainaut. Plus quelques photos d’elle enfant, et de sa mère surtout, avec veste en mouton retourné qui a le visage – ce n’est pas un hasard - de ces étoiles qu’Olivia ne se lasse pas de voir et revoir dans les films de la Nouvelle Vague. Truffaut, Godard, Louis Malle, autant de chefs-d’œuvre qui la hantent pour mieux rejaillir en broches, bracelets, colliers, bijoux de tête, ceintures ou étoles. Même si ces bijoux et ces accessoires ne ressemblent pas trait pour trait à ceux de cette époque-là, il y a un air de famille, un raffinement, une féminité qu’elle traduit en mode contemporain.

 

Sur ce même mur, il y a aussi quelques bijoux épinglés, un collier en or si fin, contrairement à ce qu’elle crée, des fleurs, un papillon, quelques plumes - « c’est mon petit foutoir », dit-elle. Quand Olivia Hainaut brode ses sequins ou enfile ses perles de jais, il lui suffit de lever ses yeux bleus qui valent toutes les mers, pour se plonger à cœur perdu dans ces images et ces objets qui ont la beauté en dénominateur commun. Comme ses pétales de soie qu’elle fait teindre à sa manière, dans des dégradés aussi subtils que la rosée matinale et qu’elle monte sur chaînette pour en faire des parures de légèreté.

 

A la Cambre mode(s), où elle a étudié de 1988 à 1993, elle brodait et perlait tout ce qui lui tombait sous la main, déjà. Elle avait osé les vis, les écrous mêlés à de vieux strass, le choc. Résolument époustouflant et un brin rock’n’roll. Rien de tel que le précieux marié au trash, le vrai au faux, l’ancien et le nouveau.

 

Pour le reste, dans cette boutique-atelier, tout est blanc, le sol, le plafond, même le canapé Chesterfield où l’on peut s’installer, rêver un instant puis essayer les créations d’Olivia Hainaut et se prendre pour une princesse. S’offrir du sur-mesure, de l’unique, un perlage à nul autre pareil, un mariage de strass Swarowski, de cristal translucide et de paillettes, de perles vintage, des pâtes de verre ancienne et de plumes aériennes qui transforment n’importe quelle robe en pure merveille.

 

Chez elle, il y a de la lumière comme s’il en pleuvait.

 

 

Anne-Françoise Moyson

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CURRICULUM VITAE

 

 

DIPLÔMES

 

 

1988-1993 - E.N.S.A.V.

École Nationale Supérieure des Arts Visuels de la CAMBRE

Bruxelles Distinction 1993.

 

1985-1988 - Académie Royale des BEAUX-Arts de Bruxelles

Cycle supérieur de l’Enseignement secondaire artistique.

 

 

COLLABORATION FREE-LANCE

 

 

NATAN COUTURE & autres collections

Fournisseur Officiel de la Cour Royale de Belgique

 

Depuis 2000-2011:

- Création de Bijoux, Accessoires et Broderies NATAN Haute Couture

- Création Accessoires NATAN Collection

- Création Accessoires NATAN Edouard Vermeulen

- Création Accessoires NATAN +

 

 

Olivier Strelli / Cuir

Stylisme de collection femme ( Cuir - Daim et Fourrure )

 

- Collection Été / Hiver de 2000-2001 à 2003-2004

- Création bijoux collection hiver 2009 - 2010

 

 

Walter Lecompte-Slachmuylder / Cuir & Fourrure

Fournisseur de Chanel, Loewe, Ann Demeulemester, Dries Van Noten.

 

Stylisme de collection femme et accessoires pour

« Fur for a New Generation » et « Slachmuylder »

Collection Hiver de 1995-1996 à 2005-2006

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